Le réseau Aflatoun.
AFLATOUN est une ONG basée à Amsterdam au Pays-Bas et qui a des partenaires dans plus de 110 pays du monde. Plus de onze millions d’enfants suivent le programme aflatoun sur les cinq continents du monde. Au Cameroun, aflatoun est partenaire avec le MINESEC, le SNAES et ZENÜ NETWORK (une OSC qui promeut l’éducation à la citoyenneté et à l’intégration nationale). En effet, ALFATOUN international a signé une convention de partenariat avec le MINESEC instituant la création des clubs dans les établissements secondaires publics du pays. Cette convention a été appuyée par une note du premier ministre allant dans le même sens. Le club aflatoun existe présentement dans plus 442 établissements publics sous diverses dénominations (Aflateen, cecin-aflateen…)
Le programme AFLATOUN
Aflatoun, c’est un ensemble de quatre curricula qui partent de la maternelle (aflatot) jusqu’à l’après secondaire (aflayouth) en passant par le primaire (aflatoun) et le secondaire (aflateen). Ce programme utilise une approche centrée sur l’apprenant et propose des méthodes d’apprentissage dynamiques qui mettent l’apprenant au centre de son apprentissage.
Le concept AFLATOUN
Aflatoun est concept harmonieux et équilibré d’éducation sociale, financière et entrepreneuriale pour les enfants et les jeunes. Il s’appuie sur cinq éléments de bases dont deux portent sur l’éducation sociale, deux sur l’éducation financière et un thème qui résume toutes les données acquises pour déboucher sur l’entrepreneuriat
- De l’éducation sociale d’AFLATOUN.
- De l’éducation financière d’AFLATOUN
- De l’éducation à l’entrepreneuriat






Depuis toutes ces années, on est tenté de se demander ce qui coince exactement puisque dans la nomination de tous les maillons de la chaine pédagogique, à quelques détails de régularité et de disparité près, seuls les AP souffrent d’une dérégulation. Les autres sont effectivement nommés et jouissent de tous les droits et avantages dus à leurs fonctions. Les Animateurs pédagogiques ne sont-ils donc qu’un maillon négligeable qui ne mérite d’être ni nommé, ni rémunéré pour le travail qu’il abat ? Loin s’en faut ! Pour s’en convaincre, il suffit de lire la circulaire N°32/09/MINESEC du 07 septembre 2009 en son paragraphe II-3 qui présente la pléthore de fonctions dévolues aux AP et en fait les chefs d’orchestre de la pédagogie dans les établissements scolaires au niveau des groupes de disciplines.

Du 13 au 15 Mai 2021 s’est déroulé à Yaoundé, le deuxième regroupement sur le thème : Théories politiques, institutions Politiques Camerounaises et leurs fonctionnements avec 6 modules animés par le Pr MACHIKOU Nadine et le Pr Moïse YANOU, Agrégés de Sciences politiques.
A la suite des résultats de fin d’années (BEPC, Probatoire et BACC), le lycée de Galim-tignère a été classé premier établissement du Département, et est compté parmi les premiers établissements de la Région de l’Adamaoua. La discipline est de rigueur au sein du campus du Lycée bilingue de Galim-Tignère. L’équipe dirigeante y veille vraiment. Il est difficile de voir un élève flâner pendant les heures de cours, cela grâce au dynamisme de cette l’équipe qui veille à ce que les cours se déroulent dans de bonnes conditions. Parlant des cours, ils se déroulent bien dans l’ensemble au sein du campus car le personnel enseignant est assidu et dévoué. L’administration tient régulièrement des assises avec les enseignants afin de vérifier que tout est en ordre pour que le travail de chacun puisse se faire avec efficacité. Le seul problème à souligner est celui de la section anglophone qui n’a aucun enseignant et de ce fait, pour tenter d’atténuer ce problème, certains enseignants de la section francophone sont obligés de prêter mains fortes en faisant appel aux notions acquises en formation bilingue dans leur cursus Académique et professionnel.


Dans le cadre de la prévention, le MINESEC s’était par exemple engagé à assainir les comportements dans la gestion des établissements scolaires (2016) ; instaurer une lisibilité dans la gestion des créations et des ouvertures des établissements scolaires privés (2016) et , à répondre au besoin d’information des usagers (2017) par l’actualisation du Site internet du Ministère, la publication des actes de carrières signés sur le site du MINESEC et la mise en fonction d’un numéro téléphonique pour les dénonciations. Force est de constater que ces objectifs, pour le moins, n’ont pas été pérennisés et les activités traduisant leur mise en œuvre sont passées de 8 en 2018 à un seul en 2019, puis à un nombre indéterminé en 2020.
Pour ce qui est de l’amélioration des Conditions de travail du personnel, il s’agit d’œuvrer à rendre les enseignants moins vulnérables à la corruption. Entre autres objectifs, il était question d’améliorer le processus de mutation et de nomination (2016) ; d’améliorer le traitement des dossiers de carrières du personnel (2016) ; d’améliorer les conditions de prise en charge médicale du personnel (2017) : d’assurer la prise en charge des enseignants en cours d’intégration (2018) et d’assurer le traitement diligent des dossiers de carrière (2018). Une fois encore, ces objectifs n’ont été ni maintenus, ni promus. La quantité d’activités dans cet axe stratégique est passée de 6 en 2018 à un seul en 2019, puis inconnue en 2020.
Il en est de même pour tous les autres axes stratégiques. Les sanctions hors examens officiels sont passées de 102 en 2018, à 14 en 2019, les activités incitatives destinées à récompenser et à motiver le personnel du MINESEC étaient de 7 en 2018 pour complètement disparaitre en 2019 et enfin, les activités éducatives sont aussi passées de 3 à 2. On constate par exemple la rareté des lettres de félicitation, la disparition du prix de l’excellence et le manque de sérieux dans l’organisation des Palmes Académiques pour ne citer que cela. Il est donc évident que la dynamique impulsée par la CONAC ne raisonne plus tout à fait au MINESEC, avec en 2020, une absence de redevabilité. Pourtant, sous l’impulsion du Ministre, la Commission Ministérielle de Lutte Contre la Corruption du MINESEC, créée en 2005 s’était engagée dans un vaste combat multiforme visant entre autres les irrégularités dans le recrutement des élèves, les malversations financières, la mauvaise gestion des Associations des Parents d’Elèves et Enseignants(APEE), le monnayage des actes de carrière, les établissements clandestins et les chantiers abandonnés.
Avec le climat social très tendu compte tenu de la dégradation des conditions de travail des enseignants, notamment : le traitement opaque des actes de carrières, des mutations, des salaires des enseignants nouvellement pris en charge, des indemnités dues lors des examens officiels, les convocations abusives des enseignants pour les besoins de l’administration, une gestion chaotique des recrutements des vacataires et des personnels d’appoint sans contrats de travail décent; il est étonnant de voir que les activités menées par le MINESEC par rapport à la Stratégie Nationale de Lutte Contre la Corruption ne suivent pas une trajectoire cohérente, dans un désarrimage stratégique incompréhensible. L’absence de redevabilité du Ministère éducatif mise en évidence par la CONAC pousse à s’interroger sur le message que ce premier veut émettre en destination de son personnel déjà aux abois.

