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Education à la citoyenneté et Education sociale et financière et entrepreneuriale

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En partenariat, le SNAES et Zenü Network forment une cinquantaine d’enseignants des 10 départements du Centre

Au cours de deux ateliers organisés au Centre Jean XXIII de Yaoundé, le premier les 23, 24 et 25 février 2021, le second les 09, 10 et 11 mars 2021, Zenü Network et le SNAES, agissant en partenariat dans le cadre du programme CitizenSchool, ont formé une cinquantaine de superviseurs pour les clubs d’éducation sociale, financière et à l’entreprenariat et d’éducation citoyenne et à l’intégration nationale (CECIN-Aflateen) pour les collèges et lycées des 10 départements de la région du centre.

Ces formations ont permis de développer les capacités des enseignants d’abord dans la mise en œuvre de l’apprentissage centré sur l’apprenant, l’utilisation des méthodes d’apprentissage dynamique, tout un arsenal destiné à leur permettre de se sentir désormais à l’aise dans les approches par compétences (APC). Dans ce sens, ces formations constituent une contribution majeure de ces deux organisations dans la formation continue des enseignants du secondaire en vue de leur remise à niveau constant, leur arrimage aux nouvelles technologies de l’éducation. Au cours des trois dernières années, cette opération a permis de former près de 800 enseignants du secondaire dans 06 de nos régions sur 10.

En second lieu, ces formations abordent les activités susceptibles de permettre aux apprenants de développer des compétences de citoyenneté active et responsable, d’épargne et de dépense réfléchies, de planification et de budgétisation, d’élaboration et de réalisation de petites entreprises sociales ou financières.

Ce programme s’inscrit dans le cadre du partenariat signé en 2015 entre le MINESEC et Aflatoun international, une ONG basée à Amsterdam aux Pays-Bas, et qui contribue à la mise en œuvre de l’éducation sociale et financière dans plus de 120 pays dans le monde.

La Rédaction

BURKINA FASO : DE L’EDUCATION PRIVEE A LA PRIVATISATION DE L’EDUCATION

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L’enseignement privé au Burkina est un partenaire incontournable de l’État burkinabé dans ses missions d’éducation et de formation. Depuis trois décennies, tous les niveaux de l’enseignement sont animés par des promoteurs privés : des personnes physiques, des confessions religieuses, des associations, des ONG (Organisations Non Gouvernementales). Tous ont un objectif : « apporter la culture à tous les enfants burkinabé» et tous se disant institutions à but non lucratif.
Mais le développement de l’enseignement privé burkinabé interpelle par son extrême propagation, la diversification de ses offres de formations et par ses pratiques cupides qui mettent à mal le système éducatif. En effet, certains acteurs font fi du cahier des charges et exercent dans une désinvolture totale. Le profit est le mot d’ordre des investisseurs de l’enseignement privé. (lire l’article très édifiant de Théodul Sankara)

Peut-on introduire l’éducation sociale et financière au pré-scolaire ?

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Madame Samah Tinka, Directrice de la prématernelle au Ministère de l’éducation nationale du Togo est très affirmative sur le sujet : « Il faut éveiller chez les enfants l’esprit d’entreprenariat… »

 

MARCHANDISATION/PRIVATISATION DE L’EDUCATION AU CAMEROUN : ETAT DES LIEUX DES DONNEES DISPONIBLES.

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  • PRIVATISATION DE L’EDUCATION
  1. Quel est l’état des lieux concernant la privatisation dans votre pays ?

Il est variable en fonction des niveaux d’enseignement :

  • Au préscolaire, il est très élevé : 58,4% des établissements sont privés
  • Au primaire, il est encore relativement faible : 22,54%
  • Au secondaire il atteint déjà le tiers, avec 31,65% d’établissements privés, 28,01% des effectifs d’élèves

(Annuaire statistique du Cameroun 2015)

  • Au supérieur, il est déjà très élevé : 31 universités et IPES sur 43, soit 72,09%

(https://www.4icu.org/top-universities-africa/  et https://www.whed.net/home.php )

  1. Quels sont les lois existantes régissant l’enseignement privé
  • La loi 2004/022 du 22 juillet 2004 fixant les règles relatives à l’organisation et au fonctionnement de l’enseignement privé au Cameroun
  • La loi du 16 avril 2001 portant orientation de l’enseignement supérieur,
  • Le décret n° 2001/832/PM du 19 septembre 2001 fixant les règles communes applicables aux institutions privées d’enseignement supérieur.
  1. Quels types de privatisation de l’éducation ont lieux dans votre pays ?
  • Les établissements privés à but lucratif, laïcs ou confessionnels
  • Les établissements communautaires ou de parents
  1. Quels types d’acteurs privés opèrent dans l’éducation dans votre pays ?
  • Communautés religieuses
  • Associations des Parents d’élèves
  • Grandes entreprises/chaines d’écoles
  • Chaines internationales comme Enko Education qui organisent un baccalauréat international en liaison avec une institution basée en Suisse et ayant des établissements dans de nombreux pays africains (Mozambique, Côte-d’ivoire, Afrique du Sud), Maarif Schools of Cameroon (Ecole internationale turque) entre autres.

 

– Y a-t-il des grandes entreprises/chaînes d’écoles à but lucratif qui opèrent dans l’éducation dans votre pays ? Si oui, lesquelles  ?

Oui, ce sont les écoles internationales comme Enko Education, Maarif Schools, écoles américaines, françaises, universités américaines, etc.

– Quels enjeux présente la privatisation de l’éducation dans votre pays ?

De nombreux enjeux : celui de l’égal accès à l’éducation, celui de légal accès aux filières innovantes, celui de l’accès à une éducation de meilleure qualité dans un contexte de clochardisation de l’enseignement public.

  1. Qu’il y a-t-il d’urgent à faire selon vous pour répondre aux enjeux de la privatisation de l’éducation ?
  • La législation doit être modifiée pour faire du droit à l’éducation un droit véritablement opposable à l’Etat ;
  • Le niveau du financement de l’éducation doit être revu (en pourcentage du budget mais surtout du PIB et devenir une conditionnalité contraignante vis-à-vis des Etats

 

  • MARCHANDISATION DE L’EDUCATION
  1. Quel est l’état des lieux concernant la marchandisation de l’éducation dans votre pays ?

Le secteur marchand de l’éducation est en constante progression, au niveau du nombre des établissements privés à but lucratif (privés laïcs comme confessionnels) à tous les niveaux comme vu ci-dessus, avec des pics dans le préscolaire et le supérieur, au niveau de la progression des frais de scolarité exigés qui atteignent plusieurs centaines de mille francs au préscolaire et au primaire et dépassent souvent le million au secondaire et au supérieur (ces frais sont de 2 350 000 à Enko La Gaieté situé à Bastos Yaoundé). Il touche et donc verrouille l’accès des plus démunies aux filières les plus innovantes ou les plus prometteuses (médecine, formations d’ingénieurs, etc.), et devient de ce fait un moyen de reproduction sociale de l’élite politique et marchande. Elle touche même le secteur public de l’éducation par l’introduction dans ce secteur de nombreux frais  obligatoires qui en renchérissent le coût et en restreignent l’accès.

  1. Quels types de marchandisation de l’éducation ont lieux dans votre pays ?
  • L’autorisation et la promotion du secteur privé marchand de l’éducation ;
  • La mise en place progressive d’un secteur public marchand dans les universités d’Etat sous l’appellation de filières professionnalisantes ;
  • L’appel à une contribution de plus en plus élevée des ménages pour suppléer à la réduction continue du financement public du secteur public de l’éducation (contribution des associations des parents d’élèves, frais informatiques, frais de laboratoires, carnets médicaux vendus…)
  1. Quels enjeux présentent la marchandisation de l’éducation dans votre pays ?
  • L’accès à l’éducation se restreint de plus en plus ;
  • L’accès à des filières innovantes ou prometteuses devient une sélection par l’argent
  • La qualité de l’enseignement public se dégrade continûment, ce qui pousse la demande d’éducation vers le secteur privé à but lucratif
  • A la longue, une fracture sociale est en train de se mettre en place à travers une reproduction sociale au profit des diverses élites.
  1. Qu’y a-t-il d’urgent à faire selon vous pour répondre aux enjeux la marchandisation de l’éducation ?
  • Construire un véritable plaidoyer pour l’éducation publique, et pour cela, une étude scientifique pour mettre en lumière le degré de marchandisation du secteur de l’éducation et les conséquences de celle-ci pourrait permettre d’augmenter l’efficacité d’un tel plaidoyer.

 

  • EDUCATION PUBLIQUE
  1. Quel est l’état des lieux concernant l’éducation publique dans votre pays ?

Elle reste majoritaire notamment dans le primaire et le secondaire mais cette position risque de se dégrader progressivement face à la concurrence du privé à but lucratif qui monte en puissance. L’éducation publique est aussi marquée par la diminution constante de son financement réel, au-delà des chiffres affichés dans les budgets qui ne sont pas souvent réalisés. Et ce déficit de financement impacte la qualité de l’éducation publique négativement.

  1. Quels sont les grands enjeux concernant l’éducation publique dans votre pays ?

Comme dit plus haut, il s’agit de la démocratisation de l’accès aux savoirs et aux formations, de l’égalité des chances, toutes choses comprises de plus en plus par la restriction de l’accès à l’éducation, de la sélection par l’argent pour l’accès aux filières innovantes et d’avenir, et finalement de la fracture sociale qui s’organise par le biais de l’éducation.

  1. Quels rapports existent-ils entre l’éducation publique, la privatisation et marchandisation de l’éducation ?

La baisse du financement public de l’éducation entraine la dégradation de la qualité de l’éducation publique, la baisse de son attractivité, et en proportion inverse, l’augmentation de l’attractivité du secteur privé qui du fait de la demande la hausse de la demande dont il est l’objet (loi de l’offre et de la demande), se développe davantage et se renchérissant.

  1. Qu’il y a-t-il d’urgent à faire selon vous pour répondre aux enjeux de l’éducation publique ?

Il faut des actions fortes, des plaidoyers argumentés, mais aussi des actions syndicales classiques, et donc, la faiblesse générale des syndicats est l’une des causes de l »impuissance des sociétés face à la dégradation de l’éducation publique.

 

  • EDUCATION ET LA PANDEMIE LIEE A LA COVID-19
  1. Quelle appréciation faites-vous de la gestion du secteur éducatif marqué par la pandémie liée au Covid-19 dans votre pays ?
  • Faible suivi du respect des mesures barrières ;
  • Faible financement des kits anti-covid (masques, gels, termoflashes, savons, eau coulantes, tests, etc.)
  • E-learning inadapté aux différents contextes d’éducation du pays
  1. Avez- vous noté des situations de marchandisation de l’éducation ? si oui, lesquelles ?

Certains établissements privés en ont profité pour augmenter les coûts de scolarisation pour compenser la diminution d’effectifs imposée en raison de l’impératif de distanciation physique/sociale. Ainsi, dans un établissement privé, les frais de scolarité sont passés de 280 000 à 350 000 FCFA.

  1. Avez- vous noté des impacts de la pandémie du covid-19 en termes d’inégalités ? si oui, lesquelles ?
  • Inégalité d’accès à l’éducation du fait de l’augmentation des coûts d’éducation
  • Inégalité d’accès au télé-enseignement en raison de la non disponibilité du matériel de réception, de la faible ou absence de couverture du réseau internet…
  1. Avez-vous mené des actions en la matière ? si oui, lesquelles ?

Des actions de sensibilisation du gouvernement sur les médias audio et télévisuels, par voie de communiqués écrits.

 

: What do we name “social enterprise” and “financial enterprise” and why do we think it’s necessary to teach these to all our students?

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Mr Eric NFOR, English language teacher, Regional pedagogic Inspector:The concepts of social and financial education are central as some of concepts that we want to bring up to train learners… The training of children on how to bring up financial enterprises is also very cardinal”

Série sur « Les compétences du XXIe siècle : faire de l’éducation sociale, financière et entrepreneuriale un outil de formation au développement durable »

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Qu’est-ce l’Education sociale et financière ? En quoi peut-elle changer les jeunes qui vont à l’école et comment peut-elle impacter notre société ? Robert Johlio, enseignant chevronné, Inspecteur Coordonnateur de pédagogie, écrivain, nous en parle : « En inculquant aux élèves des notions de gestion financière, ils apprennent à épargner et à s’offrir eux-mêmes, sans attendre des parents ou de la société, quelques matériels essentiels pour leurs apprentissage… »

Privatisation/marchandisation de l’éducation : l’Etat ne veille pas à la qualité des infrastructures

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L’Etat ne peut pas assumer seul le financement de l’éducation et est obligé d’en concéder une fraction au secteur privé, mais sous contrôle strict. Assure-t-il ce contrôle ? Assurément pas : nous avons de belles lois… mais elles ne sont guère appliquées de l’avis de l’Honorable SM TEIGNI NDETIO, Sénateur au Parlement. Nos enfants sont éduqués dans des baraques et les parlementaires montent rarement aux créneaux pour ferrailler sur la question.

ETAT DE L’EDUCATION AU CAMEROUN : UN PARLEMENTAIRE LIVRE SON DIAGNOSTIC… SANS COMPLAISANCE !

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Selon L’honorable NJUME Peter Amban, « nous avons un système éducatif très faible ; notre système éducatif a échoué… il ne donne pas le travail… » Et l’honorable NJUME a été enseignant de classe, administrateur scolaire, avant de devenir élu du peuple. Il sait donc de quoi il parle. L’une des recommandations du Grand dialogue national était d’organiser un forum national de l’éducation. Ce dossier oublié ne traduit-il pas le manque d’intérêt des gouvernants pour les questions de l’éducation ? Il faut écouter l’Honorable NJUME pour se faire une opinion… 

LA COMMISSION PARLEMENTAIRE SUR L’EDUCATION: UNE COMMISSION BLOQUEE ?

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Deux choses semblent véritablement caractériser la commission parlementaire chargée des questions de l’éducation : beaucoup de bonne volonté, mais peu de réussite. Pourquoi cette institution, qui pourrait contribuer énormément à faire avancer la cause de l’éducation dans notre pays (poser les bonnes questions au Gouvernement, faire des suggestions, influencer la dotation budgétaire en faveur de l’éducation, faire émerger une législation susceptible de bousculer les choses…) fait-elle si peu de résultats au point de paraître inexistante ? L’honorable Marinette NGO YETNA, député de la Sanaga-Maritime à l’Assemblée Nationale lève un coin de voile sur les difficultés qui entravent l’action de cette commission.

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