Lycée de Kombo : l’épreuve de la grève laisse des traces

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La vague de revendications corporatistes qui secoue le secteur de l’éducation au Cameroun n’a pas épargné les établissements du Nyong-et-Mfoumou dans la région du Centre. Le lycée de Kombo en particulier subit de plein fouet les effets pervers de cette crise qui gagne du terrain et qui au fil des jours, consacre une tradition du vide au détriment de l’école qui cherche désespérément son souffle.

Ce mercredi 23 mars 2022, l’établissement n’affichait pas fière allure. Seuls le proviseur, un surveillant général et un enseignant étaient visibles sur le campus. Du côté des élèves ce n’était pas la grande affluence. L’effectif de ceux qui ont bravé les routes longues pour se rendre à l’établissement n’était pas significatif de la population réelle de l’établissement. Certains d’entre eux s’affairaient autour des jeux pour meubler le temps. D’autres essayaient d’inventer des stratagèmes pour se soustraire à cette ambiance nouvelle qui s’empare peu à peu de l’école. De nombreux autres élèves préfèrent désormais rester chez eux, plutôt que d’emprunter les chemins de l’école qui, depuis quelque temps, semble n’avoir plus rien à leur apprendre.
Ces images tristes sont l’exact reflet de ce qui se vit sur toute l’étendue du territoire national. La démobilisation des enseignants, légale ou non, serait à la hauteur de l’offense dont ils se sentent victimes depuis de nombreuses années et dont les métastases rendent compte de l’atmosphère volatile qui laisse des traces.

Vivement que les solutions soient trouvées, et que le retour à l’école remette au cœur de l’apprentissage les élèves du lycée de Kombo que l’oisiveté expose à tous les vices.

Patrick William YONGUI HEUBO, correspondant centre